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C'est Paris aussi
This is Paris too
© Revolt Cinema
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Lech Kowalski

IMAGE

Lech Kowalski

SON

Thomas Fourrel

MONTAGE

Lech Kowalski

PRODUCTION / DIFFUSION

Odile Allard, Revolt Cinema

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Revolt Cinema

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

"Lech Kowalski nous aura, de longue date, habitués aux mouvements. Ceux de la rue, des punks, des fétichistes, de sa mère, des paysans polonais, des grévistes : la liste est longue, c’est celle, presque sans fin, d’une humanité reléguée. Mais est-ce une habitude ? Surtout pas, l’effet plutôt d’une caméra restée indomptée. Et nous, soumis à ses ruades, à ses roueries, à ses rébellions, à ses rages, à ses cris du cœur, on en prend plein les yeux et ça fouette l’âme. Cette fois encore, l’idée est simple : faire le remake d’Un américain à Paris. Mais, précisons, en guise d’"américain", ce sera un Indien, casquette de baseball arborant le slogan : "native pride" ; et en guise de Paris, ce sera ces "zones", aux bords de routes de la capitale, traversées de sans-abris, de migrants venus du monde entier. Y danse-t-on ? Ça se peut. Un boxeur croisé à la soupe populaire ne cesse de parler en bougeant façon shadow boxing. Et puis notre native, il marche, il ne cesse de mettre une basket devant l‘autre, pressé, toujours dans l’urgence à se déplacer, presque à courir. Et aussi, la caméra de Lech, chien fou, fait de brusques panoramiques sans motif, quitte son sujet, cherche un cadre plus vaste, le ciel, les routes. Ici, rien ne tient en place, et ce n’est pas la moindre des surprises que d’écouter l’Indien parler des conditions de vie des migrants qu’il croise comme l’image exacte de celles que son peuple, avant de presque disparaître il y a bien longtemps, a connues. C’est sans doute cette liberté de circuler dans la cruauté qui autorise un final qu’on taira ici, déplacement supplémentaire et refus d’assignation. C’est Kowalski, à nouveau."
(J-P.R. - FIDMarseille)

"Lech Kowalski has gotten us used to movements for a long time now. Movements of the street, of punks, of fetishists, of his mother, of Polish farmers, of strikers: the list is long, it is the almost endless inventory of a demoted humanity. But is it a habit? Definitely not, more like the effect of a camera that remains untamed. And here we are, subjected to its kicks, its tricks, its rebellions, its rages, its heartfelt cries, we are blown away, and it exhilarates our souls. Once again, the idea is simple: to remake An American in Paris. One small point though, this time the American will be a Native American, sporting a baseball cap with the slogan “Native pride” on it; and Paris will be the rough areas along the roads of the capital, busy with homeless people and migrants from all around the world. Do they dance there? Possibly. A boxer at a soup kitchen keeps moving as he talks, as if shadowboxing. And our Native American keeps walking, always putting one sneaker in front of the other, always in a hurry, in a rush to get going, almost running. And Lech’s camera as well, like a mad dog, makes sudden pan shots for no reason, leaves its subject, searches for a wider frame, the sky, the roads. Here, nothing ever stands still, and it comes as quite a surprise when we hear the Native American say that the living conditions of the migrants he crosses paths with are exactly the same as those of his own people, before it almost disappeared, a long time ago. It is probably this freedom to go about through such cruelty that allows the finale – which we won’t spoil here – like an extra movement and a refusal to stay put. It is Kowalski, once again."
(J-P.R. - FIDMarseille)

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