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Bas chœur
Low Choir
© Sarah Klingemann
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Sarah Klingemann

IMAGE

Ishrann Silgidjian, Sarah Klingemann

SON

Agathe Poche

MONTAGE

Maxence Tasserit, Sarah Klingemann

MUSIQUE ORIGINALE

Nicolas Losson

PRODUCTION / DIFFUSION

Sarah Klingemann

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Sarah Klingemann

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

EXPÉRIMENTAL

"Voilà un film de belle allure, simple comme bonjour. On n’y raconte pas de fables, on y travaille en toute modestie, on y écoute les lieder de Robert Schumann, chez soi et en voiture, on y mange, on s’y lave, on s’y réjouit, on y sanglote, etc. Voilà pourtant un film à l’entrelacs manifeste, écho à sa manière, peut-être, du fameux escalier à double révolution de Chambord, splendide château dont Demy avait fait le décor de son Peau d’Âne et où sont tournées ici de nombreuses scènes. Que faut-il croire alors ? Que, d’abord, il n’y a pas de "on", et que femmes et hommes se partagent, sans symétrie aucune, le chant autant que l’écoute, la chasse autant que la déroute. C’est précisément l’équilibre précaire qui se trouve glorifié ici, gloire fragile. Douze hommes, douze chanteurs, se préparent à un concert, où leur maîtrise du chant va consister à se transformer en pleureuses discrètes, vêtues de chemise blanche rehaussée d’épaulettes de toréador sans arène, de soldats privés de bataille. Douze ? Mais de quel messie portent-ils donc le deuil ? Personne ici, et surtout pas la réalisatrice Sarah Klingemann, ni Nicolas Losson, le compositeur, ni la super cheffe de chant Claire Coursault-Béguin, ni ses deux géniales actrices, Astrid Adverbe et Flora Thomas, ne donne sa langue au chat. Peut-être (et laissons ce possible résonner au plus généreux), peut-être s’agit-il de l’art cynégétique, de ces "tableaux de chasse" où sangliers et autres bêtes gisent au sol ; peut-être s’agit-il de "la curée" dont une toile décore un mur où se donne le concert ; peut-être tout cela porte-t-il, prononcé par une des comédiennes, le nom de "virilité", autre nom du père, dont il faudra apprendre à se défaire."
(J.-P.R. - FIDMarseille)

EXPERIMENTAL FILM

"Here is a beautifully crafted film, seemingly simple as ABC. It involves no tall tales, only modest work – we listen to Robert Schumann’s lieder at home or in the car, we eat, we wash, we celebrate, we weep, etc. Yet, the film is obviously based on some intricate knotwork, maybe like a nod in its own way to the famous double-helix staircase in Chambord, the magnificent castle where Jacques Demy filmed his Peau d’Ane, and where many scenes in this film were shot as well. What should we believe then? First, that there is no “we”, that women and men share, asymmetrically, the singing and the listening, the hunting and the defeat. This precarious balance happens to be glorified here, even if that glory is fragile. Twelve men, twelve singers are getting ready for a concert, where their choir is to turn into a group of discrete mourners, dressed in white shirts adorned with epaulettes worthy of toreadors without an arena, of soldiers without a battle. Twelve? Which messiah are they mourning, then? Nobody here is to give in, and especially not director Sarah Klingemann, composer Nicolas Losson, wonderful singing coach Claire Coursault-Béguin, nor brilliant actresses Astrid Adverbe and Flora Thomas. Maybe (in the broadest possible sense), maybe it is cynegenic art, like in those hunting scenes with wild boars and other creatures laying on the floor; maybe it is “feeding time” after the hunt, like in a painting decorating the room where the concert takes place; or maybe it is all about “manliness”, as one actress says, another name for father, that we need to learn to part with."
(J.-P.R. - FIDMarseille)

Distinctions