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Pas-de-Calais, des hauts et des bas
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Morad Aït Habbouche

PRODUCTION / DIFFUSION

LPBV! (Elle est pas belle la vie), France Télévisions

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

LPBV! (Elle est pas belle la vie)

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Face aux côtes anglaises, la côte d’Opale s’étire sur plus de 100 km pour nous offrir des paysages aux mille contrastes, étrangement peu connus des touristes de l’hexagone. Au cœur des baies sableuses ou entre des falaises rocheuses, quelques villages et stations balnéaires accueillent des visiteurs anglais, belges ou encore néerlandais.
Mais une fois l’hiver venu et les touristes repartis, ces petites communes font face à la mer et ses déferlantes de plus en plus violentes. Les digues souffrent jusqu’à rompre comme à Wimereux ou Ambleteuse après le passage de la tempête Eleanor en janvier 2018 puis en 2020 par une série de quatre tempêtes consécutives. Face à ces coups de boutoir, le trait de côte recule. Déjà plus de 250 mètres gagnés par la mer dans la baie de Wissant ou en baie d’Authie, en un peu plus d’un demi-siècle ! Et le phénomène s’accélère. Les collectivités locales tentent de réagir, le plus souvent dans l’urgence mais toutes ne disposent pas des mêmes moyens pour se protéger. Un problème qui risque de s’accentuer encore, quand on sait qu’avec le réchauffement climatique, le Pas-de-Calais pourrait devenir un nouvel eldorado pour tous ceux qui délaisseront la côte méditerranéenne, trop chaude.
À l’intérieur des terres, dans le polder de Flandre maritime, l’eau provoque aussi de nombreux dégâts. Les wateringues, le système d’évacuation des eaux pluviales est de plus en plus sous-dimensionné. Et avec le climat qui devient fou, la situation risque bien de se dégrader encore. En première ligne, les agriculteurs, qui se retrouvent, de plus en plus, avec des champs inondés durant plusieurs mois l’hiver. Et ce n’est pas le seul fléau qui s’abat sur un département qui, en temps normal, profite du climat pour être le grenier à blé de la région des Hauts-de-France.
Qui aurait pu imaginer des périodes caniculaires dans le Nord ? Pas les “Chtis” qui sont les premiers surpris de voir des étés avec des sécheresses aussi violentes. Un manque d’eau qui ne profite pas là non plus aux terres agricoles, mais pas seulement. Les canicules et les pluies anormales de septembre ont des conséquences, encore méconnues, sur des milliers de maisons qui se fissurent. À Leforest, une famille a même été expulsée de son domicile en octobre 2019 car sa maison menaçait de s’effondrer. Aujourd’hui en France, ce sont 4,5 millions de maisons qui sont soumises à ce risque.