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Blocus
© Leitmotiv Production / Hayk Documentary Film Studio
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  • Distributeur(s) :

    Leitmotiv Production

  • Depuis ses origines en 1978, le fonds Images de la culture, géré directement par le CNC depuis 1996, constitue un outil privilégié pour la diffusion de la culture audiovisuelle en France. Le catalogue totalise aujourd’hui plus de 2700 œuvres documentaires.

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Chinari, un village arménien. Depuis trente ans, ses habitants tentent de survivre à la guerre à la frontière entre les Azéris et les Arméniens et aux conditions difficiles imposées par une situation de blocus. À travers le quotidien d'une famille arménienne, ce film nous plonge au cœur de ce conflit oublié.

"Dans les paysages vallonnés qui entourent le village de Chinari en Arménie, les Petrosyan (les parents et trois jeunes enfants) partent en famille avec leur âne vers leur potager. La campagne est paisible et verdoyante sous le soleil. Soudain, des salves de coups de feu sont tirés du haut de la colline et les Petrosyan battent en retraite en abandonnant leur âne. Chinari est un village frontalier avec l’Azerbaïdjan et on dirait que la guerre y fait rage depuis toujours.
Hakob Melkonyan partage le quotidien de cette famille arménienne, rurale et modeste, mais unie, aimante et chaleureuse. On coupe du bois, on fait des conserves, on file la laine quand c’est l’été. On évoque le père Noël et les sorties en luge quand c’est l’hiver. On part en pèlerinage, à travers collines et talus, se recueillir dans une très vieille église. Mais quand on y arrive, c’est pour demander la paix qu’on allume des cierges. Car la paix, à Chinari, ne dure jamais plus de quelques heures et c’est la guerre qui règle le quotidien. A la crèche, les bambins sont amenés au sous-sol pendant les tirs ; à l'école, les jeunes garçons manient grenades et fusils, et chantent en cœur leur amour pour l’Arménie (“Je suis pour toujours lié à tes montagnes et à tes plaines”) ; et les adultes semblent avoir eux-mêmes vécu cette situation depuis leur enfance ("Pourquoi fuir après toutes ces années d’effort ?"). Le père de famille, comme tous les hommes du village, est soldat en plus d’être agriculteur. Tout en jouant à la guerre, le fils raconte qu’il aimerait bien vivre en paix. “Un Azéri reste un Azéri,” lui rétorque son camarade."
(Noé Vidal-Giraud)

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