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Ku Klux Klan, une histoire américaine - 2. 1945-2020, résurrections
© Roche Productions
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

David Korn-Brzoza

IMAGE

Charles Sautreuil

SON

Vincent Mauduit

MONTAGE

Jean-Paul Le Grouyer

PRODUCTION / DIFFUSION

Roche Productions, ARTE France

PARTICIPATION

CNC, Procirep, Angoa-Agicoa

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Roche Productions, ZED

ISAN : ISAN 0000-0003-461B-0000-2-0000-0000-V
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

En 1954, la Cour suprême déclare anticonstitutionnelle la ségrégation raciale dans les écoles publiques. Le Ku Klux Klan se remet alors en ordre de marche et, avec la complicité des autorités locales dans certains États, se déchaîne pour contrer par la terreur un mouvement devenu irrépressible.
En septembre 1963, deux semaines après la marche sur Washington, où des centaines de milliers de personnes ont acclamé le "rêve" de Martin Luther King, des membres du Klan font exploser une bombe dans une église noire de Birmingham en Alabama, tuant quatre jeunes filles. Ils sont rapidement identifiés, mais J. Edgar Hoover enterre le dossier. L’année suivante, l’assassinat de trois militants des droits civiques achève de choquer l’opinion et, sous la pression politique, le patron du FBI va enfin agir, tandis que le président Johnson met officiellement fin à la ségrégation.
En quelques années, le Klan va perdre 70 % de ses effectifs et se fondre dans la nébuleuse disparate des suprémacistes blancs, aujourd’hui ragaillardie par la présidence de Donald Trump.

Pour retracer en détail les quatre vies successives du Ku Klux Klan, David Korn-Brzoza a rassemblé un impressionnant fonds d’archives, alimenté en partie par celles du mouvement lui-même, et rencontré une dizaine d’interlocuteurs : un membre repenti de l’organisation, des vétérans de la lutte pour les droits civiques, le juge pugnace qui, quatorze ans après l’attentat de Birmingham, a poursuivi et condamné ses auteurs, ainsi que différents chercheurs et analystes. En montrant ainsi combien le mouvement et ses crimes incarnent une histoire et des valeurs collectives, il jette une lumière crue sur cette part d’ombre que l’Amérique blanche peine encore à reconnaître.

Distinctions