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Au nom du patrimoine
© Au Tableau Productions
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Thomas Raguet

IMAGE

Thomas Raguet, Bertrand Guez, Jean-Christophe Guichard

SON

Thibault Delage

MONTAGE

Nicolas Planche

PRODUCTION / DIFFUSION

Caroline Delage, Au Tableau Productions

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Au Tableau Productions

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

l y a 20 ans, les images de destruction des bouddhas géants de la vallée de Bamiyan en Afghanistan choquaient la planète entière. Préservées pendant des millénaires, ces statues de plusieurs dizaines de mètres de haut taillées dans la roche ont disparu en un instant dans un nuage de fumée, victimes de la folie épuratrice des talibans. Cette destruction annonçait le début d’une nouvelle ère, celle de l’atteinte délibérée au patrimoine et de son instrumentalisation médiatique. Avec les groupes islamistes au Sahel puis l’Etat islamique en Irak et en Syrie, le patrimoine mondial a payé un lourd tribu. Les sites antiques de Palmyre, Hatra mais aussi les musées de Mossoul ou de Raqqa ou des monuments religieux, y compris islamiques, ont été réduits en miettes. Des atteintes qui, depuis 2016 avec la condamnation du djihadiste malien Ahmad Al Faqi Al Mahdi, sont reconnues comme crimes de guerre par la Cour pénale internationale. Mais à côté de cette réparation morale, la communauté internationale s’active aujourd’hui à la réhabilitation et à la reconstruction de ces témoins des civilisations passées.
Sous la bannière de l’UNESCO mais aussi d’ALIPH, l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones en conflit initiée par la France et les Émirats arabes unis, certains sites pansent leurs plaies. À Mossoul, en Irak, le musée de la ville et sa collection d’art assyrien renaissent peu à peu avec l’aide du musée du Louvre, tout comme le vieux minaret de la mosquée Al-Nouri, un emblème national. À 30km de là, le monastère catholique syriaque de Mar Benham a retrouvé depuis peu le mausolée du saint qui porte son nom. Daesh l’avait pulvérisé alors que chrétiens, musulmans et yézidis le vénéraient. Aujourd’hui, la vie religieuse a repris et à travers ce patrimoine retrouvé, c’est toute la population de la région qui retrouve ses racines.