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Les Femmes dans le projet nazi - 1. La Femme matrice (1933-1939) - 2. La Guerre des femmes (1939-1945)
© Injam Production
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Christian Delage

AUTEUR(S)

Johann Chapoutot

PRODUCTION / DIFFUSION

Injam Production

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Injam Production

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

De 1933 à 1945, nous découvrons comment les femmes se positionnent dans l’Allemagne nazie. Un paradoxe : le régime nazi, qui voulait enfermer les femmes dans un rôle social traditionnel, s’est retrouvé être le plus émancipateur de l’histoire allemande, car il leur a massivement confié des rôles inédits, qu’elles ont assumé dans l’honneur, en remplaçant les hommes partis au front, comme dans l’horreur en participant aux crimes du IIIème Reich.

1. La Femme matrice (1933-1939)
Sous la République de Weimar, dans le prolongement du mouvement de la "réforme de la vie", les femmes conquièrent des premières formes d’émancipation : droit de vote, assouplissement des dispositions du Code pénal concernant l’avortement, nouveaux emplois, émancipation sociale. Le projet nazi va au contraire les assigner au maintien de leur foyer et à l’enfantement. Si certaines arrivent à se faire une place dans le milieu très masculin du pouvoir nazi, comme Leni Riefenstahl, la majorité d’entre elles doit assister les hommes dans leurs tâches, car c’est à eux que va incomber la mission de faire la guerre.

2. La Guerre des femmes (1939-1945)
La guerre, avec le départ des hommes, contrarie l’idéal social genré des nazis, en propulsant les femmes dans le monde du travail (chauffeuses de tram, agricultrices, secrétaires administratives), puis dans la politique de colonisation à l’Est et la gestion des camps de concentration et d’extermination. Matrices d’une race supérieure, épouses de seigneurs et maîtres coloniaux, les femmes terminent la guerre en gibier pour la soldatesque soviétique et alliée : le viol, puis la prostitution, pour survivre, touchent des millions de femmes allemandes. C’est une réalité qui a longtemps été tue, comme les crimes de ces femmes gardiennes de camp, bourreaux violents qui, par leurs actes, ont ébranlé plus encore l’image que l’on se faisait de l’humanité.