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Pénélope mon amour
Penelope My Love
© Tamara Films
1/2
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Claire Doyon

IMAGE

Claire Doyon

SON

Gilles Bernardeau

MONTAGE

Raphaël Lefèvre

PRODUCTION / DIFFUSION

Carole Chassaing, Tamara Films

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Tamara Films

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Depuis dix-huit ans, je filme Pénélope, jeune adulte autiste. Un jour j’ai ouvert le placard qui contenait des cassettes DV et des bobines Super 8. Ça m’a presque crevé les yeux. Il fallait rassembler toutes ces images. Pénélope mon amour trace le parcours d’une mère et sa fille à travers les années. Il raconte différentes étapes : le choc du diagnostic, la déclaration de guerre, l’abdication des armes, pour finalement accepter et découvrir un mode d’existence autre.

"Il y a huit ans, à la faveur d’un voyage dans les steppes mongoles, Claire Doyon avait composé un lumineux portrait de sa fille atteinte d’autisme (Pénélope). Quelques plans en reviennent aujourd’hui dans un film qui, de centaines d’heures de rushes accumulés au fil des ans, extrait le récit d’une vie de et avec Pénélope. La narration obéit à un double mouvement. C’est d’abord, en marche avant, la chronique de guerre d’une mère qui a voué sa vie au combat contre la maladie de sa fille, contre la violence médicale et sociale. Au point, dit-elle, de renoncer à être cinéaste. Après Les Allées sombres (FID 2015), Pénélope, mon amour prouve qu’il n’en a rien été. Car dans cette guerre, comme dit aussi, la caméra a été son arme et son bouclier. Le film ne cesse de manifester cette évidence : ce qui aide à tenir, c’est la tenue des plans face à la réalité, si douloureuse soit-elle. Cette tenue de l’attention, cette patience de l’image est ce qui permet à Claire Doyon d’y déposer aujourd’hui une parole, de réfléchir à voix nue ses années de vie avec Pénélope. Au fil des mots, un second mouvement se lève progressivement sous le premier : bouleversant récit d’apprentissage d’une mère qui renonce à la guerre pour accompagner sa fille sur la voie d’une pacification. Sous le soleil de Mongolie, parmi les rennes, les gestes de Pénélope s’épanouissent comme des fleurs. Après quoi l’image ne cesse plus de s’ouvrir jusqu’à révéler, dans la clairière d’un champ de ruines antiques, la souveraineté punk de Pénélope. Celle d’une jeune femme qui ne rentrera jamais dans le rang mais que le cinéma, parce qu’il sait aimer son existence extraordinaire, aide à trouver sa place singulière dans le monde."
(Cyril Neyrat - FIDMarseille)

For eighteen years, I have been filming Pénélope, a young adult with autism. One day I opened the cupboard that contained DV tapes and Super 8 reels. It almost made my eyes pop out. I had to gather all these images. Pénélope mon amour traces the journey of a mother and her daughter through the years. It tells the story of different stages: the shock of the diagnosis, the declaration of war, the abdication of weapons, to finally accept and discover another way of existence.

"Eight years ago, during a trip to the Mongolian steppes, Claire Doyon composed a luminous portrait of her autistic daughter (Pénélope). A few of its scenes have found their way into this film which, from hundreds of hours of rushes accumulated over the years, recounts the story of life, of and with Pénélope. The narrative is a double movement. A forwards movement first, which recounts the battle of a mother who has dedicated her life to fighting against her daughter’s disease, against medical and social violence. To the extent, she says, that she gave up being a filmmaker. After Les Allées sombres (The Dark Alleys), Pénélope, mon amour proves that this is far from being the case. For in this war, as she also says, the camera is both weapon and shield. The film never ceases to emphasise this truth: what keeps her going, is to continue filming what goes on, however painful it might be. This fixing of attention and the patience of images has allowed Claire Doyon to express herself in words, to lay her voice bare as she thinks of her years of life with Pénélope. As the words flow, a second movement gradually rises beneath the first: A moving tale of learning, of a mother who gives up her battle to accompany her daughter on the path to peace. Beneath the Mongolian sun, among the reindeer, Penelope’s actions blossom like flowers. After which the image continues to widen until it reveals, in the clearing of a field of ancient ruins, the punk sovereignty of Penelope. It is the story of a young woman who will never fit in but whom the cinema, because it is able to appreciate her extraordinary existence, helps her to find her own special place in the world."
(Cyril Neyrat - FIDMarseille)

Distinctions