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Tapuz
Orange
© Agav
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Amos Gitaï

IMAGE

Philippe Bellaïche

SON

Maxim Segal

MONTAGE

Kobi Netanel

MUSIQUE ORIGINALE

Simon Stockhausen, Marcus Stockhausen

PRODUCTION / DIFFUSION

Agav Films

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Jane Balfour Services, Agav Films

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • France | 1998 | 60 minutes | Betacam SP
  • Un film de Amos Gitaï

Tapuz s'ouvre sur une succession de photos en noir et blanc d'un autre temps qu'Amos Gitaï superpose, déplace, recadre, présente dans un ordre différent sans autre commentaire qu'une complainte en yiddish. On voit sur ces clichés les pionniers sionistes au travail dans les orangeraies.
À ces images répond la première séquence contemporaine du film, réalisée de nuit au poste frontière que doivent franchir quotidiennement les ouvriers palestiniens des orangeraies. Amos Gitaï enregistre leur détresse et leur humiliation.
L'orange fut autrefois pour les candidats à l'immigration le symbole de l'espoir. Et si aujourd'hui sa culture et son commerce demeurent une source de profits non négligeables pour Israël, si les gestes de production sont restés semblables, l'esprit a changé, le fruit lui-même a changé.
Gitaï propose une problématique qui permet d'envisager une réflexion constructive sur l'avenir d'Israël, non pas sur la base de critères extérieurs, mais bien à partir des valeurs propres aux pionniers fondateurs

Amos Gitaï superimposes, moves, reframes, presents in a different order a series of black and white photographs of another age without any other commentary save a lament in Yiddish. On these shots we see Zionist pioneers at work in the orange groves. Responding to these pictures comes the first present-day sequence of the film, shot by night at the frontier post that Palestinian workers in the orange groves have to cross every day. Amos Gitaï shows their anguish and humiliation. The orange was formerly the symbol of hope for people trying to emigrate. But even if its cultivation and commerce are still an important source of revenue for Israel, and even if the production methods remain similar, the mentality has changed, the fruit itself has changed. Gitaï presents a viewpoint of the problem which makes it possible to envisage constructive thought on Israel's future, not on the basis of external criteria but from the original aims and aspirations of the founding pioneers.