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Les Maisons de feu
© House on Fire
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Antoine Barraud

IMAGE

Antoine Barraud, Leonardo Pellegata

SON

Gilles Bénardeau

MONTAGE

Agnès Contensou

MUSIQUE ORIGINALE

Antoine Dumont

PRODUCTION / DIFFUSION

House on Fire

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

House on Fire, Images de la culture (CNC)

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Distributeur(s) :

    House on Fire

  • Depuis ses origines en 1978, le fonds Images de la culture, géré directement par le CNC depuis 1996, constitue un outil privilégié pour la diffusion de la culture audiovisuelle en France. Le catalogue totalise aujourd’hui plus de 2700 œuvres documentaires.

    + Images de la Culture

Au moment du mixage de son film Le Soldat-Dieu (2010), en gros plan et en un court entretien, Antoine Barraud filme au plus près la parole d’un cinéaste toujours révolté. Koji Wakamatsu, 73 ans, donne quelques clefs essentielles sur ses engagements. Pour lui, le cinéma est une occasion de représenter les victimes. Il avoue non sans humour qu’il a été yakuza, avant de réaliser des films pour pouvoir tuer des policiers sans aller en prison. Dans le sillage de l'Armée rouge, branche radicale de l'extrême-gauche japonaise, Wakamatsu part en 1970 à Beyrouth pour servir la cause des Palestiniens et réalise avec Masao Adachi Armée rouge - FPLP - Déclaration de guerre mondiale (1971). Il rencontre alors notamment Mieko Toyama, une jeune femme qui l’aide à projeter le film. Quelques temps plus tard, la jeune femme meurt dans la prise d’otages d’Asama. C’est pour elle et ses amis révolutionnaires qu’il se penche, près de 35 ans après, sur cet événement qui a marqué tout le Japon en 1972. United Red Army (2009), film qu'il se devait de faire avant de mourir, retrace l'histoire du mouvement et la fin tragique de la branche japonaise ; à l'opposé des reportages du point de vue de la police, il s’intéresse à ces étudiants qui finirent par presque tous s'entretuer avant le final d'Asama. Wakamatsu dit ne tourner que du point de vue des faibles et cherche à transmettre les idées de liberté et de "révolution", mot oublié selon lui.
(Martin Drouot)