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Jean Epstein
© D.R.
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Jean Epstein (1897-1953), étudiant en Faculté de médecine et Externe bénévole à l'Hôtel-Dieu, travaille dans le service d'Auguste Lumière qui se prend d'amitié pour lui. Passionné de littérature et de cinéma, il écrit un essai qu'il soumet à Blaise Cendrars, qui le fait paraître en 1920, sous le titre La Poésie d'aujourd'hui, un nouvel état d'intelligence, avec une postface de sa main.
Abandonnant ses études de médecine, Epstein fonde une revue littéraire, Promenoir, et y publie ses premiers articles théoriques sur le cinéma. La Sirène édite ses deux essais suivants : Bonjour Cinéma (1921) et La Lyrosophie (1922).
En 1922, Epstein réalise son premier film Pasteur, à l'occasion de la commémoration du centenaire du savant. Le succès du film vaut à Epstein d'être engagé par Pathé Consortium comme réalisateur. En 1923, il tourne quatre films : L'Auberge rouge, Coeur fidèle, La Montagne infidèle, et La Belle nivernaise, qui l'imposent aux yeux de la critique comme un maître de l'avant-garde cinématographique, tant pour ses innovations formelles que pour son style qui préfigure une forme de "réalisme poétique".
En 1924, il quitte Pathé pour la Société des Films Albatros, fondée pour les réalisateurs russes en exil en France. Epstein y côtoie Marcel L'Herbier et Jacques Feyder. Il réalise alors Le Lion des Mogols, fable symbolique sur l'exil des Russes blancs.
En 1926, Epstein décide de passer à la production indépendante. Il fonde les Films Jean Epstein et réalise Mauprat, adapté de George Sand, accompagné d'un documentaire intitulé Au pays de George Sand. Malgré le succès critique et public de ses productions, dans lesquelles sont salués sa grande maîtrise formelle et son sens permanent de l'invention, Epstein éprouve de plus en plus de difficultés financières. Après la déconfiture des Films Jean Epstein, épuisé et criblé de dettes, le réalisateur part se reposer dans le Finistère.
En 1931 et 1932, Epstein travaille pour Synchro-ciné comme réalisateur de chansons filmées, dont le producteur accepte de financer son nouveau projet breton, L'Or des mers.
Grâce à son ami Jean Benoit-Lévy, il réalise plusieurs films documentaires et de propagande (La Bretagne, La Bourgogne, Les Bâtisseurs, Vive la vie, Eau vive, Artères de France).
Pendant l'Occupation, il est en zone sud, employé du service d'aide intellectuelle aux prisonniers de guerre de La Croix Rouge. Après guerre, il parviendra à tourner deux moyens métrages, Le Tempestaire et Les Feux de la mer, qui comptent parmi ses plus beaux films, mais qui n'eurent qu'une audience confidentielle à l'époque.
Malade, il termine sa carrière comme directeur de production pour les Films Jean Benoit-Lévy et meurt d'une congestion cérébrale à l'âge de 56 ans.

(Biographie extraite de Ciné-Ressources)

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