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Michael Moore
© D.R.
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Fils d'une secrétaire et d’un ouvrier de chez General Motors à Flint (Michigan), neveu du fondateur du Syndicat des travailleurs de l’automobile (UAW), Michael Moore était prédestiné à devenir un "col bleu". Et pourtant. À 18 ans, il se fait élire au conseil général de son université, où il devient l’un des plus jeunes Américains à accéder à une fonction publique. Il sera le pourfendeur des injustices dont les étudiants sont victimes.


C’est l’époque du début de l’invasion des établissement scolaires par le secteur privé. Puis, à 22 ans, il fonde The Flint Voice (rebaptisé ensuite The Michigan Voice), un journal alternatif qu’il dirige pendant presque 10 ans, avant d’entrer à la rédaction d’un magazine de gauche bien connu, Mother Jones.

En 1989, il vend tous ses biens personnels et parvient à réaliser le film qui le consacrera, Roger Et Moi, dans lequel il poursuit Roger Smith, président de General Motors, responsable de la fermeture des usines automobiles (30 000 emplois supprimés dans une agglomération de 150 000 habitants !) et de la mort programmée de sa ville natale. Roger Et Moi est le plus gros succès commercial de tous les temps pour un docu ; il reçoit même le Prix du Meilleur Documentaire décerné par le New York Film Critics Circle.

Galvanisé par son premier succès, Michael Moore lance une suite (Pets Or Meat – Return To Flint), une émission à succès (TV Nation) et une fiction qui sera moins bien reçue (Canadian Bacon, avec John Candy, Sélection officielle "Un Certain Regard" à Cannes en 1995, où le Président Américain déclare la guerre au Canada pour détourner l’opinion publique de la crise économique). C’est un documentaire qui relance finalement sa carrière : The Big One, sur la tiers mondialisation de l’Amérique et les pratiques douteuses de certaines multinationales.

Pour ses attaques à répétition, Moore a été poursuivi en justice 23 fois (avec 23 victoires devant la cour à son actif) par des compagnies gênées par ses écrits ou ses reportages. En 1999 et 2000, Michael Moore a produit durant deux saisons The Awful Truth pour la chaîne Bravo (diffusée aux Etats-Unis et au Canada) et Channel Four (Angleterre). Pour cela, il a été nommé deux fois aux Emmys Awards. Le Los Angeles Times présenta The Awful Truth comme "la satire politique la plus intelligente et la plus drôle de la télévision".

En 2002, son plaidoyer contre la vente libre des armes, Bowling For Columbine révèle, au monde entier, ses talents de journaliste. Il réalise Fahrenheit 9/11 dans lequel il s'en prend à George W. Bush et à son administration dans le but d'influer sur les élections présidentielles de 2004. Ce film reçoit la Palme d'Or au festival de Cannes. Trois ans plus tard, son documentaire Sicko, sur le marasme du système de santé américiain, est présenté hors compétition au Festival de Cannes 2007.

En 2009, il sort Capitalism : A Love Story, nouveau documentaire dans lequel le trublion américain s'attaque aux barons de Wall Street accusés d'être responsables de la crise économique mondiale...

(Source : Comme au Cinéma)

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