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Daniel Deshays
© D.R.
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Réalisateur sonore de nombreuses œuvres théâtrales, cinématographiques et discographiques, Daniel Deshays est l’un des principaux théoriciens des territoires du sonore au cinéma.

Il a réalisé la bande son de nombreuses créations théâtrales entre 1974 et 1998, dont celles d'Alain Françon.
Depuis 1988, il développe une recherche pédagogique à l'attention des professionnels du son et des élèves des écoles d'art. Il a fondé l’enseignement du son à l’École Nationale des Beaux-Arts (Paris) et il y a initié les étudiants à une recherche sur la plasticité du sonore durant 10 années. Depuis 1992, il coordonne le département du son à l'École Nationale Supérieure des arts et technique du théâtre (Lyon).

Il travaille régulièrement pour le cinéma pour lequel il enregistre notamment les musiques du cinéaste Philippe Garrel. Il a également collaboré aux films de Chantal Akerman (Les Années 80, Histoires d'Amérique), Robert Kramer (Notre nazi, Route One/USA), Robert Bober (L'Ombre portée, En remontant la rue Vilin), Ariane Mnouchkine, Rithy Panh, Gabriel Auer, Jean-Michel Carré, Richard Copans, Xavier Beauvois, Coline Serreau, Paul Vecchiali, etc.

Pour la musique, il a réalisé la production et la prise de son de plus de deux cent cinquante disques (musique contemporaine, classique, chansons, ethnique, jazz et musiques expérimentales).

Il est l’auteur de deux ouvrages de référence sur le son au cinéma, parus aux éditions Klincksieck, Pour une écriture du son (2006) et Entendre le cinéma (2010). En 2018, il publie également Sous l'avidité de mon oreille.
Daniel Deshays a développé une vaste réflexion sur la mise en scène du son en soulignant ses qualités visuelles, architecturales et plastiques. Il s’est intéressé aux matières sonores au-delà des simples dialogues ou de la musique pour tenter de mettre en lumière le potentiel dramatique et discursif du matériau, au-delà même du cinéma. Le son est donc ici considéré pour lui-même, indépendant. Objet de création fréquemment subordonné à la toute puissance de l’image, il s’agit de repenser sa place trop souvent uniformisée par l’industrie cinématographique.

(Source : Éditions Klincksieck)

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