film-documentaire.fr | PORTAIL DU FILM DOCUMENTAIRE

img img
Ali Cherri
© Ali Cherri
1/1

Né à Beyrouth en 1976, l’artiste Ali Cherri utilise la vidéo, l’installation, la performance et l’art multi-média. [...]
En travaillant entre Beyrouth et Paris au sein de la nouvelle génération d’artistes franco-libanais émergents, Ali Cherri parvient de façon aussi naturelle que modeste, à sensibiliser un nombre considérable d’acteurs du domaine artistique aux enjeux et problématiques du Liban.
Drôles de territoires : paysages urbains minés, éventrés, déchiquetés, effondrés ; espaces célestes apaisés, lisses, immobiles… Les espaces, les paysages, les villes, les foules, les visages filmés par Ali Cherri atteignent à une sorte d’abstraction définitive, comme s’il cherchait à révéler une autre réalité, grattant en quelque sorte la surface du film, brouillant les apparences, épuisant l’immédiateté, faisant jaillir l’infini de l’azur ou de la nuit en une quête métaphysique du sublime.
Beyrouth avant toute chose. Beyrouth et ses ruines dont on pourrait penser qu’elles sont éternelles. Beyrouth et ses foules en perpétuels déplacements. Transhumance forcée, exil permanent. Paysages et foules arrêtés, pétrifiés, réifiés. Villes et foules d’après les combats sur lesquels Cherri pose un regard distancié évoquant avec poésie un sentiment de perte, une étrange quête d’identité. Soit "l'’idée de vivre dans une ville qui se dévore elle-même" confie Cherri.
Fascination, répulsion, apaisement, réflexion, analyse… Résultat, un mode opératoire où la ville, les ruines, l’espace ne sont que la toile de fond, le prétexte à un commentaire autrement philosophique, poétique et politique.

(Source : Exponaute)

+ Site de l'auteur(e)

Filmographie complète | Auteur-Réalisateur | Producteur / Diffusion | Image | Montage