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La Pépinière du désert
Un film de Laurent Chevallier
2008 - France - 90 minutes - HD
Pour Mostafa le vieux, il est trop tard pour choisir entre son Maroc natal et la France où il vit depuis trente ans et où ses cinq enfants sont nés. Il a pourtant subi l’exclusion dans un petit village de l’Essonne où il tenait une épicerie, réalisant son rêve de vivre à la campagne. C’est là qu’il a fait la connaissance de Brahim, un SDF marocain qu’il a logé et qu’il a aidé à retrouver sa dignité. Et puis un jour, Brahim est mort d'un arrêt cardiaque. Pour Mostafa le vieux, cette mort a sonné comme une défaite.
Resté “le seul Arabe” du coin, il est reparti vivre avec femme et enfants en banlieue parisienne dans une cité où les Maghrébins sont en majorité. Ce retour est pour lui le constat d’un échec, celui de l’intégration. Il se met à penser que c’est au Maroc où il revient chaque année pour les vacances, qu’il peut encore agir pour les jeunes qui, au péril de leur vie, se laissent attirer par les mirages de l’Europe. Il y fait la connaissance de Mostafa le jeune qui, revenu de sept années d’exil en Europe, a décidé de vivre du travail de la terre en plein désert du Mengoub et même d’y créer une pépinière afin d’aider les fellahs de la région à croire de nouveau en l’avenir.
En le rencontrant, Mostafa le vieux, à défaut de pouvoir revenir en arrière et de retrousser ses manches à ses côtés, décide de l’aider depuis sa cité à Evry, à trouver de l’argent par tous les moyens dont il dispose, à chercher les subventions qui manquent cruellement à Mostafa le jeune au Maroc. Il
Old Mostafa is unable to choose between Morocco, where he was born, and France, where he's been living for 30 years and where his five children were born. He dreamt of living in the countryside and so he opened a grocer's shop in a small village in the outer suburbs of Paris, but soon he experienced social exclusion and discrimination.
One day, he met Brahim, a homeless Moroccan who he sheltered and helped to recover his dignity. Sadly, Brahim died of a heart attack. For Old Mostafa, Brahim's death felt like a personal defeat. Being the only "Arab guy" around now, he gave up the grocer's shop and took his family back to a deprived estate in the suburbs of Paris, where most inhabitants come from North Africa. For him moving back meant that he had failed to integrate.
One summer in Morocco he met Young Mostafa who, after seven years exile in Europe, had decided to work the land in the middle of the Mengoub desert and to set up a tree nursery that could bring some hope to the local farmers. Unable to move back to Morocco to take part in the project, Old Mostafa decided to help Young Mostafa from his home in Evry. He started collecting funds and applying for subsidies to develop the project back in Morocco. He mobilized his friends and family and set up Solidamoun, a non-profit organization echoing the one founded by Young Mostafa in Morocco, Attadamoun, the Arab word for solidarity.
This is the story of how Young Mustafa in the Moroccan desert and Old Mustafa in Evry are fighting to make the tree nursery a reality. This is the story of their commitment, their dedication to bring their project to life. This is the story of their friendship, their love of the land and their extraordinary faith in what men can accomplish.
www.solidamoun.org
Thématique
Amitié | Désert | Engagement | Exclusion | Exil | Identité culturelle | Solidarité | Vie rurale | France | Maroc |
Distinction(s)
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2009 : FIDADOC - Agadir (Maroc) - Prix du Jury |
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