La 23e édition du FIPA marque un tournant puisque le plus important festival français de programme de télévision multigenre se présente cette année avec un nouveau président, Olivier Mille qui succède à Caroline Huppert et une déléguée générale, Teresa Cavina, qui succède à Pierre-Henri Deleau, cofondateur de la manifestation en 1987 avec Michel Mitrani. La récente présentation officielle de cette nouvelle édition a suscité un intérêt pour cette nouvelle déléguée et les choix sensibles dont semble marquée sa sélection. Quels enseignements ou interrogations le 23e FIPA soulève-t-il, une semaine avant son ouverture ? La place du documentaire au FIPA reste très importante : deux sections compétitives, une section de la création française qui cette année n’est plus un panorama, nous dit Teresa Cavina, mais a pour elle une valeur sélective très forte à égalité avec les sections compétitives.
Innovation de cette édition : une WEB galerie pendant toute la durée du festival dont une majorité de « WEBDOCS » qui sera complétée par un débat INA / SCAM autour des nouvelles problématiques liées à la création WEB.
Filmbyen est une ville-cinéma crée par Lars von
Trier (réalisateur) et Peter Aalbeck Jensen (producteur). Ensemble, ils
ont fondé une société qui regroupe tous les corps de métier du cinéma.
Ce documentaire retrace l'histoire de Filmbyen, son mode de
fonctionnement, les enjeux artistiques et économiques qu'elle soulève
au sein de l'industrie cinématographique mondiale, à partir d'images
d'archives, d'extraits de films...
Nous sommes à bord d'un sous-marin nucléaire
lanceur d'engins dans les profondeurs des océans. Témoins du quotidien
des sous-mariniers, nous découvrons les coulisses de ce métier de
l'ombre. Nous partageons les états d'âme de ces hommes en huis clos et
éloignés de leur famille, qui, chaque jour, se préparent à tirer leurs
missiles nucléaires sur la cible que leur aura indiqué le Président de
la République. Leurs familles, à terre, vivent dans l'attente du retour.
Entre la terre et l‘homme, il n’y a pas de
différences, il y a un lien : celui de la terre nourricière à son
enfant. Quand la terre est polluée ou développe des parasites
résistants, l’homme à son tour développe des maladies résistantes.
Quand la terre est stérile, l’homme le devient aussi. Étrange parallèle
dont le film révèlera les liens immuables.
Au centre de détention de Rennes, comme à côté de
presque toutes les prisons françaises, il y a un lieu d’accueil pour
les familles de détenus. On vient là avant et après le parloir. Et l'on
revient. Toutes les semaines ; parfois tous les deux jours. Et l'on
attend. Espaces parenthèses. Cela prend du temps. Cela prend leur vie.
On arrive à l’avance, toujours. Quelques secondes de retard et la porte
de la prison restera fermée.
Alors, on attend, à côté, pour être sûr d’être là tout à l’heure,
dedans. Les règles de la prison envahissent ce lieu, véritable sas
entre le dehors et le dedans, où tout s’exacerbe : frustration, colère,
espoir, désir, peur, passion.
Les cinq courts métrages présentés dans ce DVD posent un regard et proposent une interprétation de divers lieux, qu'ils soient à l'échelle d'un pays, d'une ville, d'un bâtiment. Chaque film est un essai qui jongle avec le vide, le plein, la frontière, le symbole et l'absence...
Seules les œuvres diffusées pour la première fois au cours de l’année 2009 peuvent concourir. Pour faire acte de candidature aux Etoiles 2010, seule la date de la première diffusion, située entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année 2009 est prise en considération. Clôture définitive des inscriptions, le 31 janvier 2010. La déclaration des œuvres à la Scam pour la perception des droits d’auteur ne vous dispense pas du dépôt de candidature.
Yamina Zoutat s’apprête à tourner son 1er documentaire dont le thème central est le lien qui unit des mères avec leur fils en prison. Après presque quatre années de préparation, elle revient sur la longue maturation de son projet.
Ce projet a bénéficié de deux dispositifs d'aide du CNC : le Fonds d'aide à l'innovation audiovisuelle (aide à l'écriture et au développement) et les contributions financières (aide à la production de films de court métrage. Ces deux aides sont accessibles sans apport d'une chaîne de télévision.
- Le Fonds d'aide à l'innovation audiovisuelle (FAIA) a pour objectif d’accompagner les auteurs et les producteurs de projets de documentaires cinématographiques et télévisuels ambitieux qui nécessitent une écriture élaborée, un important travail de développement et proposent une approche innovante. Ce fonds comporte deux aides distinctes : - une aide à l’écriture qui s’adresse aux auteurs (aide forfaitaire : 7000 €); - une aide au développement qui s’adresse aux entreprises de production pour le financement du développement des travaux d’écriture ; accessible que pour les projets qui ont bénéficié de l’aide à l’écriture (aide moyenne : 15 000 €, avec un plafond de 20 000 €).
- Les contributions financières (soutien à la production court métrage) sont accessibles aux projets de tous genres : fiction, animation, essai et documentaire. Cette aide offre aux auteurs une grande liberté de création en terme de genre, de durée, de style. Le court métrage demeure le lieu privilégié de l'expérimentation et de la recherche ; les projets documentaires les plus créatifs et les plus singuliers y sont donc privilégiés. L'aide peut être sollicitée par un auteur/rélisateur seul qui peut obtenir une promesse d'aide. Elle ne devient effective que lorsqu'une entreprise, sous un délai de 15 mois après l'attribution de la promesse d'aide, prend en charge la production. Le montant moyen d'une contribution financière pour le documentaire en 2008 était de 43 500 €.
Pour plus d'information sur ces aides, voir le site du CNC : www.cnc.fr et le module Ressources Auteurs en page d’accueil du site qui donne de nombreuses informations sur les dispositifs d’aide et d’accompagnement des auteurs.
De 1945 à nos jours, de la reconstruction à l’après-guerre et sa France encore très rurale, en passant par les Trente Glorieuses et leur industrialisation à tout-va, jusqu’aux crises – pétrolières et
politiques – qui tiennent encore aujourd’hui comme les fondations sur
lesquelles s’est bâti le monde actuel, le paysage français a bougé,
changé, et la société française avec.
Cinéaste portugais, il dirige son premier long métrage en 1989, Le Sang.
La plupart de ses films, sélectionnés dans les plus grands festivals
internationaux, montrent le quotidien des marginaux et des immigrés des
quartiers populaires de Lisbonne.