Un tueur à gages se confie : il a tué des centaines de personnes, est expert en torture et kidnapping. Auparavant, il a été officier de police dans l’état du Chihuahua, Mexique et a même été entraîné par le FBI. Il a vécu à Juárez et s’est toujours déplacé librement entre le Mexique et les États Unis. Aujourd’hui, il est en cavale et sa tête est mise à prix 250 000 dollars par ses anciens patrons. Pourtant, il est libre et n’a jamais été condamné. Le film se déroule dans la chambre 164 d'un motel à la frontière américano-mexicaine où le documentariste Gianfranco Rosi et son auteur Charles Bowden lui ont donné rendez-vous.
Ce film a été sélectionné dans la section Orizzonti de la Biennale de Venise 2010
Interventions filmées du colloque international "Le projet Jean Rouch ?" qui s'est déroulé du 14 au 20 novembre 2009 à Paris.
Durant une semaine, anthropologues, sociologues, universitaires, étudiants et cinéastes, producteurs, acteurs et critiques de cinéma ont témoigné, analysé et débattu du rôle précurseur en France, comme à l’étranger, de Jean Rouch. Un événement organisé par le Comité du film ethnographique, en collaboration avec la BNF, le CNC-Archives françaises du film et le CNRS, en partenariat avec la Scam.
Le Centre national du cinéma et de l’image animée, en partenariat avec les États généraux du film documentaire, ont organisé une rencontre autour du développement et de la production des premiers films documentaires avec des professionnels travaillant régulièrement sur des premiers films (écoles, associations chargées de leur encadrement, productions, responsables de fonds d’aide). Écrire, développer, réaliser et produire un premier film est un exercice difficile qui nécessite de surmonter des obstacles supplémentaires. Des dispositifs spécifiques existent cependant qui permettent aux auteurs et aux producteurs d’être formés, orientés, aidés tout au long du processus de création. Le CNC est particulièrement attentif aux premiers films et aux nouveaux auteurs car l’une de ses missions est de veiller au renouvellement de la création et à sa diversité.
Cette rencontre, animée par Juliette Guigon, productrice à Quark Productions, s’organise autour de la présentation : - d’ateliers d’écriture et de développement de projets, avec les Résidences d’écriture de l’École documentaire de Lussas et l’Atelier documentaire de la fémis ; - d’associations d’accompagnement d’auteurs, avec le Groupe de Recherche et d’Essai Cinématographique (GREC) et Périphérie; - de démarches de producteurs, avec Quark Productions (France) et Faber Film (Italie); - de fonds d’aides, avec la Scam, une collectivité territoriale et le CNC.
En 2007, Naomi Klein publiait "La Stratégie du Choc". Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d’état, une catastrophe naturelle, une attaque terroriste plongent chaque individu dans un état de choc. Après le choc, nous redevenons des enfants, désormais plus enclins à suivre les leaders qui prétendent nous protéger. En utilisant de nombreuses images d'archives Michael Winterbottom et Mat Whitecross démontrent la puissance du texte de Naomi Klein et la nécessité de résister.
Qui sont les Européens ? D'où viennent-ils ? Comment l'Europe a-t-elle été peuplée ? Ce film retrace 2 millions d'années de peuplement du continent associant et croisant les dernières connaissances en archéologie, sciences, génétique...
"Le Ballet de l'Opéra de Paris est l'une des plus grandes compagnies de danse du monde. Le film montrera dans toute sa variété la vie de cette institution culturelle. J'ai obtenu l'autorisation de suivre les danseurs, les chorégraphes et les administrateurs dans tous les aspects de leur vie professionnelle…" (Frederick Wiseman)
À la fin des années 1960, Robert Kramer a réalisé "Ice" (1969), film qui sonde dans les esprits et dans les corps les limites d’un désir de révolution dans le contexte des États-Unis de la guerre du Vietnam et des mouvements contestataires. À partir du début des années 1970, le mouvement cherche un second souffle. L’idée de révolution passe désormais par les communautés et la recherche de nouveaux liens avec les populations et les territoires. "Milestones" est le fruit de cette nouvelle impulsion.
Ceci est l’histoire d’un artiste (Antonio López) qui essaye de peindre, pendant le temps de maturation de ses fruits, un arbre – un cognassier – qu'il a planté dans le jardin d'une maison qui lui sert désormais de studio. Tout au long de sa vie, presque comme une nécessité, le peintre a travaillé sur le même thème à plusieurs reprises. Chaque année, avec l’arrivée de l’automne, cette nécessité se représente.
Le Rendez-vous des docs : "Un homme qui dort" de Georges Perec et Bernard Queysanne
Film à double signature, celle de l’écrivain disparu et du cinéaste Bernard Queysanne, travaillé à partir du texte initial de Georges Perec, dûment calibré par les auteurs. Une réflexion commune, un propos très concerté ont généré une œuvre novatrice, singulière, hors du temps. En voici le livret - car le film est construit comme une partition musicale, en plusieurs mouvements : un étudiant remet en cause toutes ses activités et tous ses projets et se plonge volontairement dans une sorte d’hibernation. Pendant plusieurs mois, il vit ainsi en dehors du temps, en dehors du monde jusqu’à ce qu’apparaissent les limites et les dangers de cette expérience radicale et c’est douloureusement qu’il reprend pied sur la terre des vivants. Histoire qui induit une recherche formelle et sonore importante, au service de l’idée “d’infra-ordinaire”, chère à Georges Perec, qui la sous-tend.
"L'œuvre de Lech Kowalski, formé à l'Ecole d'Arts Visuels de New York, assistant de Shirley Clarke puis de Nam June Paik, accomplit l'idéal d'un cinéma populaire, c'est-à-dire par et pour le peuple, recueillant les manifestations emblématiques de l'énergie expressive en fusion que libèrent les colères, les désirs et les désespoirs contemporains. Son travail couvre trente ans d'histoire de la contre-culture, plusieurs continents et nombre des figures de la marginalité : musiciens, porn-stars, prostituées, junkies, mercenaires, sans-abris, clandestins, anciens prisonniers, tziganes... (…)" Nicole Brenez
L’Association des cinéastes documentaristes, Addoc, souhaite réunir les spectateurs du Forum et son public de sympathisants afin de présenter chaque mois un film réalisé récemment par l’un de ses membres. Le public pourra débattre avec le cinéaste invité, il pourra également "voyager au pays du cinéma" à travers les 5000 films des collections du Forum des images. L’équipe d’Addoc suscite des ponts, des rapprochements, des résonances en écho avec le film projeté. Propositions de parcours, projection d’extraits de films.
La réforme des retraites suscite de nombreux débats sur le monde du travail. "Mon travail, ma peine" d'Oliver Dickinson revient sur les conditions de travail et la pénibilité de certains métiers.