Traversé par un mur de 2400 Km construit
par l’armée marocaine, le Sahara occidental est aujourd’hui découpé en
deux parties, l’une occupée par le Maroc, l’autre sous contrôle du Front
de Libération du Sahara occidental (Polisario). À partir de récits de
fuite et d’exil, d’interminables attentes, de vies arrêtées et
persécutées, venus des deux côtés du mur, ce film témoigne sur le peuple
sahraoui, sur son territoire, sur son enfermement dans les rêves des
uns et des autres. Dans une esthétique qui sublime le réel, "Territoire perdu" résonne
comme une partition contrastée entre paysages sonores, portraits en noir
et blanc et poétique nomade.
Le film est sélectionné au Forum du festival de Berlin (Berlinale), du 10 au 20 février 2011.
Un débat en présence de Nicolas Philibert, Stan Neumann et Serge Lalou.
L’écriture scénaristique du documentaire varie considérablement d’un
réalisateur à l’autre, d’un projet à l’autre, en fonction de son
approche plus ou moins formelle et anticipée de la réalité filmée. Serge
Lalou, producteur des Films d’ici, évoque cette diversité avec deux de
ses fidèles documentaristes de renom : Nicolas Philibert (Au pays des
sourds, Être et avoir) et Stan Neumann (Louvre, le temps d’un musée).
Présenté par l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne en collaboration avec le Forum des images.
Pour faire face à la faillite de leur
entreprise qui fabrique et commercialise de la lingerie féminine, des
salariés - majoritairement des femmes – tentent de la reprendre sous
forme de coopérative. Au fur et à mesure que leur projet prend forme,
ils se heurtent à leur patron mais aussi à la réalité du "marché". L’entreprise devient alors un petit théâtre où se joue sur un ton
espiègle, entre soutiens-gorge et culottes, des questions fondamentales,
économiques et sociales.
Une enquête documentaire sur le monde
agricole français aujourd’hui, à travers de nombreux récits :
agriculteurs, chercheurs, fonctionnaires, écrivains... Un monde qui
parvient à résister aux bouleversements qui le frappent – économiques,
scientifiques, sociaux... – et qui, bon gré mal gré, continue
d’entretenir les liens entre générations. Un monde au centre
d’interrogations majeures sur l’avenir.
Un livre-DVD réunissant les films Paysage imposé, Secteur 545 et Maniquerville, accompagnés d’un livre richement illustré qui retrace le parcours atypique du cinéaste et la genèse de la trilogie.
Dans la région parisienne en mars 2002, des femmes
de chambre employées par la société Arcade pour travailler dans les
hôtels Accor se mettent en grève. La plupart des grévistes sont des
mères de famille d’origine africaine qui vont pour la première fois
lutter pour leurs droits.
Le palmarès du Fipa est toujours un moment intéressant qui renseigne autant sur la qualité des films que sur celle des jurys. Dans la catégorie documentaire de création, deux films se détachent et ont d’ailleurs des points communs.
"Portrait de ma ville, Détroit, aujourd’hui en ruines… Comment
est-elle passée en soixante ans de l’incarnation du rêve américain au
pire cauchemar du pays ? Ce film est ma quête pour trouver des
réponses".
Originaire de Détroit, Steve Faigenbaum se penche
sur le destin de cette ville étroitement mêlé à celui de sa famille et
au sien et entreprend le récit de la "catastrophe".
Le projet qui a
obtenu l’aide à l’écriture et au développement dans le cadre du Fonds d'aide à l'innovation audiovisuelle
est actuellement en phase de développement.
Dans ce dernier numéro qui vient de paraître, la philosophe Marie-José Mondzain, les réalisateurs Jean-Louis Comolli et Marie-Claude Treilhou et l’écrivain Michel Deguy reviennent sur la proximité des questions esthétiques, politiques et éthiques. Les manières de filmer sont aussi des manières de penser.
Comme un seul homme Un film de Jean-Louis Gonnet - 2001 - 15 min
Le Tournoi des Six Nations débute cette semaine. Loin de ce grand rendez-vous médiatique du rugby professionnel, "Comme un seul homme" se déroule dans le huis-clos d'un vestiaire. Des rugbymen se livrent aux derniers rituels.
Baume aux corps, échauffement des âmes tout entières tendues
dans l'attente du combat. Le propos n'est pas uniquement de filmer la préparation
d'une équipe de rugby, mais également d'en faire sentir la dimension
humaine, individuelle et collective, au travers des rituels cachés.