"Dans ces tentatives de revenir sur l’Histoire ou bien celles de saisir des bouleversements en cours, le cinéma documentaire nécessite une certaine distance, d’emblée celle du regard, qui n’est pas antinomique d’un engagement. Ce regard et sa mise en scène élaborent le récit et construisent une représentation. Les images qui nous arrivent des révolutions et des révoltes d’aujourd’hui témoignent d’une urgence, d’une lutte et d’une répression violente et meurtrière.
Que nous montrent ces images ? Que nous racontent-elles ? À quoi nous engagent-elles ? Donner à voir et donner à entendre sont les formes d’inscription du cinéma dans l’instant et dans l’Histoire, être là et filmer, regarder et témoigner, mais aussi interroger et provoquer, rejouer et restituer, préserver une mémoire." (...)
À l’origine, il y avait les mots que tu
m’as écrits pour initier les images à faire, loin d’ici, seul, là-bas à
Séville et en Andalousie. Puis, après un premier montage silencieux… le
film trouvait alors sa forme définitive, essai intime et partagé entre
ta voix, des choix de poèmes lus, à écouter, et mes images.
Ce film est programmé aux États Généraux du film documentaire en Séance spéciale.
Un documentaire sonore de Frédéric Aron et Christine Dige.
Coordonnée par Jean Lebrun, Irène Omélianenko et Alexandre Héraud, l'émission "Sur les Docks " de France Culture a créé la collection "Passeurs de réel" consacrée à des cinéastes documentaristes. En janvier 2011 était diffusée l'émission consacrée à Christian Rouaud.
Le dernier film de Christian Rouaud : "Tous au Larzac" est programmé aux États Généraux du film documentaire en plein air.
Ce long métrage documentaire raconte comment deux
hommes, l'un paysan dans le désert marocain, et l'autre, immigré depuis
30 ans en banlieue parisienne, vont se battre ensemble et séparément
pour que leur rêve commun se réalise : faire sortir du désert une
pépinière.
Pendant la tournée promotionnelle de son
film dans le circuit des festivals internationaux, un réalisateur se
balade avec une petite caméra à la recherche d’un personnage ou d’une
idée pour son prochain film.
Le film se présente comme une leçon de
musique. La répétition, l’écriture et l’interprétation sont autant de
séquences de travail, d’échange et d’alchimie qui nous montrent comment
le savoir des maîtres modèle le jeu des élèves.
Sous ce titre, "La
question du travail", sont abordées dans ce numéro, sous l’angle du cinéma,
tous genres confondus, plusieurs questions reliées entre elles : l’atomisation
de la classe ouvrière, le renoncement à l’action collective, l’impossibilité de
décrire de l’intérieur l’intensification du travail, la disparition des
solidarités, un système néolibéral de plus en plus impitoyable pour les
travailleurs avec ou sans emploi.
La rubrique Films rend compte de quatorze films récents, dont huit ont
reçu un prix au dernier festival Cinéma du réel.
Dans la rubrique Parti Pris, Jean-Louis Comolli poursuit, à
travers l’analyse notamment des deux derniers films d’Emil Weiss, "Sonderkommando Auschwitz Birkenau"
et "Auschwitz, premiers témoignages", une réflexion entamée dans le précédent
numéro de la revue, "Questions d’éthique"."
Parallèlement aux Ateliers d'Angers, Premiers Plans propose un programme destiné à un public d’auditeurs libres (professionnels, enseignants, étudiants de cinéma, cinéphiles…). Gratuitement et sur inscription préalable, ils bénéficient ainsi de la présence des professionnels invités aux Ateliers d'Angers et participent chaque après-midi à des rencontres spécialement organisées pour eux sur des questions de l’actualité cinématographique et audiovisuelle. Le programme spécifique proposé aux auditeurs libres cette année égrène projections, conférences, rencontres et ateliers afin d'explorer différentes facettes et tendances du documentaire aujourd'hui.
Le Caire, février 2011. Elsayed, Noha et Ahmed sont de jeunes Égyptiens qui font la révolution. Ils occupent la place Tahrir jour et nuit. Ils disent, crient, chantent, avec des milliers d'autres Égyptiens, ce qu’ils n’ont pas pu dire à voix haute jusqu'ici. "Tahrir" est un film écrit par les visages, les mains, les voix de ceux qui ont vécu ces journées sur la place Tahrir.
Programmé en ouverture des États Généraux du film documentaire,"Tahrir" est une chronique de quelques jours de la révolution, aux côtés de ses protagonistes.