Le jour le plus Court est un événement national piloté par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) et parrainé par Julie Gayet, Michel Gondry, Mélanie Laurent, Jeanne Moreau et Jacques Perrin avec le soutien de Martin Scorsese.
Le 21 décembre, jour du solstice d’hiver, jour le plus court de l'année, au moins 5 600 séances seront organisées autour du film court, dans toute la France et à l’étranger, dans les salles de cinéma comme sur les chaînes de télévision en passant par les portails internet, ainsi que dans les lieux culturels et les espaces les plus insolites.
Ce film, qui a obtenu le Prix spécial du jury aux Rencontres Henri Langlois en 2009 et le Lutin du meilleur film documentaire en 2011, a été réalisé par Sarah Cunningham, étudiante à La fémis.
Fondée en 1986, La fémis est l’École Nationale Supérieure des Métiers de l’Image et du Son, placée sous l’autorité du Ministère de la Culture et de la Communication.
Présidée par le cinéaste Raoul Peck, La fémis forme chaque année une cinquantaine d’étudiants à 10 métiers du cinéma : scénario, production, réalisation, image, son, montage, scripte, décor, exploitation et distribution de films. La fémis produit une centaine de courts métrages par an, sélectionnés dans plus de 150 festivals nationaux et internationaux.
Les enjeux éthiques de la restauration cinématographique
Grâce aux avancées technologiques, les outils pour réparer sons et images sont démultipliés. Mais ce champ des possibles n’est pas sans soulever des questions quant à la restauration du patrimoine cinématographique. Jusqu’à quel stade aller dans le nettoyage d’un film ? Dans quelle mesure une propreté optimale de l’image et du son pour les rendre confortables au spectateur du 21ème siècle ne dénature-t-elle pas l’œuvre originale ?
Deux films de Méliès viennent d’être restaurés. L’un, visible dans les salles dès ce mercredi, par un collectionneur privé, Serge Bromberg, l’autre par la Cinémathèque française. Mais ces deux acteurs de la préservation du patrimoine ont chacun leur vision. Deux approches qui diffèrent et qui interrogent sur les enjeux éthiques de la restauration numérique.
En avion jusqu’à Berlin, où l’on marche parmi les ours et où Joseph Beuys a sculpté de la matière grasse ; en voiture à Francfort, pour voir pleurer des femmes ; à la nage pour converser avec Pierrick Sorin dans son aquarium ; en autobus pour une "perm’ à Nantes" vers Jacques Demy ; en taxi au Mexique pour trinquer avec des squelettes ; en métro à Paris pour rendre visite au chat Guillaume-en-Egypte qui garde l’atelier de Chris Marker ; en bateau à Sète pour écouter Pierre Soulages ; en parapluie au Portugal pour poser avec Manoël de Oliveira et sa femme.
"Entre mes deux voyages en solitaire dans le Péloponnèse, il y a eu le feu. J’avais découvert un monde de paix et de vestiges anciens, celui du vieux pays grec, et je retrouve un pays en ruine. Au milieu des oliviers calcinés, je rencontre parmi les habitants qui sont restés là, un vieux paysan, un jeune berger et sa famille. Mais nous ne parlons pas la même langue." François Sculier
À travers le point de vue de ces journalistes
prestigeux, tous fascinés par la complexité du personnage, et à l'aide
d'archives du monde entier, William Karel nous offre plus qu'un portrait
ou un bilan, une chronique (im)pertinente et sans concession du règne
de Nicolas Sarkozy.
Riano, un petit village en Espagne, a
disparu en 1987 sous une inondation entraînée par la construction d’un
lac artificiel destinée à alimenter un barrage. Trois personnages,
Javier, Luis et Natalia, ont passé plus d’un an à sillonner à pied cette
zone où sept autres villages ont été engloutis. Dans quel but, cette
marche ? Mener une enquête ? Découvrir un secret ? Faire un film ?
Manon a 12 ans. Elle a perdu la vue il y a maintenant 2 ans. Emma a 8 ans et découvre le monde sans le voir. D'abord, il y a leurs mains qui s'activent, effleurent, caressent, puis
c'est leurs corps tout entiers qui partent à la rencontre de ce monde
qu'elles ne voient pas.
Agnès de ci de là Série documentaire réalisée par Agnès Varda. Diffusion sur Arte jusqu'au 30 décembre 2011.
Chroniques filmées par Agnès Varda avec une petite caméra au cours des deux dernières années à l’occasion de ses voyages, et commentées par elle. Son projet ? Filmer la vie et l’art contemporain là où il se trouve (musées, expositions, biennales), en donnant la parole à des artistes comme Soulages, Boltanski, Messager, Barcelo, Pierrick Sorin ou bien à d’autres comme Monsieur Bouton de Lyon, ou Kikie Crêvecoeur de Bruxelles.
Y' a pas que la mer Exposition d'Agnès Varda au musée Paul Valéry de Sète jusqu'au 22 avril 2012.
"Le parcours que je propose est contradictoire et complémentaire. Photographie et cinéma, portraits immobiles à côté d images mouvantes. Des veuves qui nous parlent à voix basse et le cri d’une baleine en colère parce que le monde va mal. Un cagibi en pagaille et une photographie composée avec soin par le hasard ou par moi. Des murs anciens, craquelés et nuancés et des ustensiles en plastique aux couleurs violentes d’aujourd’hui. La vie est variée, l’art est comme le vent. Décrivez- moi le vent. Quel vent ? " Agnès Varda. Octobre 2011
This is London ! Londres, ville monde, est un passionnant objet de cinéma pour ceux qui la filment. Londres quotidien, fantastique, violent ou musical… Ces visages multiples dressent le portrait d’une métropole bouillonnante qui attire les cinéastes du monde entier.
Week-end Isaac Julien : 21 et 22 janvier 2012
Isaac Julien est internationalement reconnu en tant qu’artiste, écrivain, enseignant, cofondateur de Sankofa Film and Video, un des premiers collectifs de jeunes réalisateurs noirs britanniques. Son travail se joue des disciplines et des genres, associant films indépendants, documentaires, art vidéo et installations. Il met en scène et requestionne différents stéréotypes sur la question de l’identité noire et homosexuelle.
"Après des études de théâtre et de cinéma au cours desquelles il s’intéresse déjà au rôle de la musique, Daniel Deshays, né en 1950, entame une carrière d’ingénieur du son et de réalisateur sonore, dans tous les domaines : cinéma, théâtre, télévision, disque, danse, arts visuels... Réalisateur sonore, il a conçu un grand nombre de bandes son pour des spectacles vivants et aime définir sa passion pour la réalisation en ces termes : "l'écriture sonore est conçue par celui qui traque le son, qui le traite et qui le joue, dans le temps de la traque, du traitement et du jeu ; seul celui qui le produit peut l'inventer et le mettre en scène." Il travaille sur le rapport entre le son et l'espace." (Anne Luthaud)
Le Blog documentaire vient de publier le troisième volet de textes tirés du dernier livre de Daniel Deshays : "Entendre le cinéma" (éditions Klincksieck, 2010).