"C’est en 2003 que Wang Bing fait son apparition sur la scène cinématographique mondiale avec l’impressionnante fresque documentaire de neuf heures À l’Ouest des Rails, œuvre phare de ce début de XXIe siècle qui accompagnait les derniers ouvriers d’un gigantesque complexe industriel chinois avant la fermeture des usines. En 2004, invité par la Cinéfondation à Paris pour écrire son premier long-métrage, Wang Bing découvre le recueil de nouvelles Adieu, Jiabianjou de Yang Xianhui qui relate le destin tragique des hommes envoyés dans les camps de rééducation chinois pendant les années 50-60. Ce sera ce projet qu’il décidera de porter à l’écran. Wang Bing repart alors en Chine à la rencontre des survivants et des familles des victimes. Il parcourt la Chine entière et enregistre de nombreux témoignages. Sur sa route, il fait la connaissance de He Fengming dont le mari est mort de faim à Jiabianjou. Alors que le tournage du Fossé n’a pas encore commencé, Wang Bing commence à filmer Fengming qui lui livre le plus beau et le plus complet des récits vécus. Fengming est présenté à Cannes en 2007 en Sélection officielle, séance spéciale." (extrait du dossier de presse)
Sortie en salles de Fengming, chronique d'une femme chinoise le 7 mars 2012.
Du 27 janvier au 6 mai 2012, un documentaire par jour
"Dans 100jours, nous proposons à des auteurs et à des collectifs la réalisation de 100 films documentaires de 5 minutes. Nous imaginons ces films comme des créations singulières, des points de vue affirmés, des tentatives documentaires, des essais. 100jours s’envisage autant comme une succession de propositions que comme une œuvre singulière, un espace d’expressions libres et un tout pensé et construit. De 100jours doit émaner une entité propre, où chaque œuvre vient en écho aux précédentes, où les publications se répondent, se mêlent ou se heurtent pour au final se compléter et former un tout cohérent. Durant cette période (de janvier à mai 2012), il s’agira donc de faire faire des films et des créations, organiser des diffusions, débattre, faire de la politique. En réinventant notre place, en tant que créateur et spectateur, individu et collectif, nous souhaitons réaffirmer que ce sont les rencontres qui produisent le politique." Collectif 100jours
Yann Le Masson, réalisateur et chef-opérateur, est décédé le 20 janvier dernier à l'âge de 81 ans. Dans ce documentaire sonore de Simon Guibert et Vanessa Nadjar, Yann Le Masson se raconte, en traversant un abécédaire proche de sa vie et de son œuvre, trouvant parfois en Pierre Lhomme ou en Jacqueline Mépiel, comme un écho à son parcours.
À la recherche des solutions pour lutter
contre la sécheresse au Niger, Lam, Damouré et Tallou partent en
Hollande, le pays de l'eau et des moulins. Ils ramènent dans leurs
bagages un ingénieur néerlandais et le moulin démontable dont il est
l'inventeur.
Paris 1960. Alors que la guerre fait rage en Algérie et que le Congo
lutte pour son indépendance, Edgar Morin, sociologue, et Jean Rouch,
cinéaste et ethnologue, vont enquêter sur la vie quotidienne de Parisiens pour tenter de comprendre leur conception du bonheur…
Pour son 39e film, Frederick Wiseman lève le rideau
d’une troisième institution française après la Comédie Française et le
Ballet de l’Opéra de Paris. Au cœur du plus avant-gardiste des cabarets
parisiens, la caméra du documentariste américain suit le metteur en
scène Philippe Decouflé et Ali Mahdavi, directeur artistique, qui
réinventent les numéros de la célèbre revue de danseuses nues.
Festival International du Film des Droits de l'Homme
6 films contre l’indifférence, sélectionnés par le Festival International du Film des Droits de l’Homme de Paris, qui célèbre ses 10 ans d’existence. Consacrés à des problématiques contemporaines, urgentes, de toutes origines, ces films dressent un panorama de la production cinématographique de documentaires engagés. Les réalisateurs donnent la parole à des hommes et femmes habituellement mis sous silence, proposant un cinéma de combat frémissant et absolument primordial.
Le Documentaire Algérien
Colloque, Université Paris 8, les 9 et 10 mars 2012
"Chaque année, des films documentaires sur l’Algérie sont couronnés par des grands prix à l’échelle internationale. Cette production semble défier la carence du cinéma dans ce pays en présentant diverses réalités. Ainsi, certaines œuvres méritent d’être considérées comme appartenant au patrimoine national parce qu’elles traitent des sujets sensibles sur les plans culturels, sociaux et politiques de manière spécifique. Ce colloque-projection construit une étape dans la recherche de l’image de l’Algérie apportée par le documentaire. Ainsi nous invitons les personnes qui s’intéressent à la diffusion de la culture algérienne par le biais du cinéma documentaire à nous accompagner dans nos réflexions sur la place qu’occupe le documentaire." (texte issu du programme)
Deux films dans la courte cinématographie de Renaud Victor. Un monologue de Fernand Deligny, une myriade de témoignages de prisonniers des Baumettes. Dans ces deux films, l’écoute et la présence vive de Renaud Victor. En 1972, découvrant le film de Fernand Deligny, Josée Manenti et Jean-Pierre Daniel : Le Moindre Geste, Renaud Victor décide de rejoindre Deligny dans les Cévennes, et de faire du cinéma. Ses cinq films seront marqués par cette rencontre. Tout particulièrement, Ce gamin-là (1975). Les deux films présentés ici sont ses derniers. À propos d’un film à faire (1987) où il cherche auprès de Deligny son geste de cinéma. De jour comme de nuit (1991) où il cherche auprès des tôlards son rapport au monde. Il avait entendu la leçon du maître : l’important c’est de chercher.
"Les meilleurs cinéastes latino-américains des années soixante et soixante-dix furent souvent les plus engagés dans les combats politiques de leur temps pour la libération et pour le changement social, voire révolutionnaire. "Il faut découvrir, il faut inventer" écrivaient Fernando Solanas et Octavio Getino en 1969, dans leur manifeste Vers un troisième cinéma. Ce texte essentiel dialoguait avec le Che, Godard, Marker, la pensée émancipatrice en Amérique latine, et le groupe Newsreel aux États-Unis. Plusieurs autres grands cinéastes latino-américains sont aussi auteurs de textes théoriques et de manifestes, citons ceux de Fernando Birri (Argentine), de Glauber Rocha (Brésil), de Julio García Espinosa (Cuba) et Jorge Sanjinés (Bolivie).
Ce panorama, en écho à l’exposition du BAL, FOTO/GRÁFICA, accorde une attention particulière à ces films de rupture, ces œuvres parfois fragiles, imprégnées d’intensité, d’urgence et d’inventivité. Ces travaux d’avant-garde ont d’abord suscité rejets et censures (Basta d’Ugo Ulive, L’Heure des brasiers de Solanas, Coffea Arábiga de Nicolás Guillén Landrián...), avant d’être reconnus comme des œuvres phares.(...)" Olivier Hadouchi
"Dits et écrits d’un cinéaste chinois" est un recueil de textes, d'entretiens et de discours donnés par le cinéaste entre 1996 et 2011. Il est organisé en dix parties, traitant chacune d'un film. Chaque texte reflète la pensée du cinéaste à une époque donnée, offrant ainsi un éclairage immédiat et vivant sur ses œuvres.
Les sujets abordés sont divers : récit des expériences de jeunesse, problèmes survenus lors des tournages, production et distribution des films ; réflexions sur l’alcool, le voyage, le piratage… ; exposé de l’esthétique cinématographique de Jia.
Appel pour la visibilité du documentaire sur France 3 Régions
À l'initiative du groupe "Auteurs en région" de la commission audiovisuelle de la Scam, un appel est lancé pour plus de visibilité du documentaire sur France 3 Régions :
""Plus de région" dans les programmes de France 3, avait annoncé Rémi Pflimlin en arrivant à la tête de France Télévisions. Mais la grille de rentrée, en septembre dernier, en a fait la démonstration contraire !
Pour rendre invisibles les quelques 300 documentaires produits chaque année par les pôles régionaux, il aura suffi de les programmer, non plus le samedi après-midi comme précédemment, mais le mercredi en milieu de nuit. Ils y ont perdu la moitié de leur public. L’horaire annoncé, 23H50, n’est même pas respecté, la diffusion intervenant en réalité en moyenne 30 minutes plus tard. Quant à "La Case de l’Oncle Doc", émission nationale qui diffuse une cinquantaine de ces documentaires régionaux au national, elle n’est pas mieux lotie, le lundi vers minuit et demie.(...)"